Prospectus. Maniere de guérir les Maladies Vénériennes, par l'usage d'un Chocolat antivénérien aussi utile qu'agréable. Henri-Michel MISSA, M. MARTIN.
Prospectus. Maniere de guérir les Maladies Vénériennes, par l'usage d'un Chocolat antivénérien aussi utile qu'agréable.
Antivenereal Chocolates

Prospectus. Maniere de guérir les Maladies Vénériennes, par l'usage d'un Chocolat antivénérien aussi utile qu'agréable.

The present single-sheet advertisement promotes a chocolate bonbon supposedly laced with antivenereal drugs, an invention of the largely forgotten Paris apothecary Mr. Martin. The advertisement (and, by extension, the product), was approved by the somewhat less obscure Henri-Michel Missa, royal censor and doctor of the Faculty of Medicine of Paris. Martin's chocolates were advertised as a great way to fight one's venereal infection without anyone knowing what you're up to. They tasted no different than ordinary chocolate, and were cheap to boot (15 francs the pound)—especially considering the difficulty of manufacture and the cost of the drugs that reportedly went into them. A quack remedy by definition (there was no effective treatment for venereal disease until 1910), Martin's chocolates likely contained no "medicine" at all. Martin probably gained the endorsement for his confection from Missa in exchange for a promise to distribute the chocolates to the afflicted poor of Paris, a standard arrangement at the time between mountebanks and the offices that governed them.1 It is interesting that Martin "tariffed" his chocolates because they lost their supposed efficacy as they aged—an early example of a kind of expiration date for a medication. Henri-Michel Missa, who met with oblivion during the Revolution, was perhaps better known as the author of a 1755 letter chastising the Irish physician Andrew Cantwell for his fervent anti-vaccination stance. Our advertisement seems to be uncommon; we have been unable to trace another copy in institutional collections, and no digital or microform surrogate has surfaced.

Paris: Jean-Augustin Grangé, 1775.

Octavo sheet, 180 x 117 mm; 2 pp. Fine condition, with two deckle edges. Preserved in a Mylar sleeve.

Full text: Le Chocolat anti-vénérien, apprové par M. Missa, Censeur Royal et Docteur en Médecine de la Faculté de Paris, est fait pour fixer l'attention de ceux qui ssont dans le cas d'user de ces sortes de remédes. Il est agreable au goût, puisqu'il ne différe en rien de celui du Chocolat ordinaire, on le prend en tout temps, en tous lieux, sans donner prise au moindre soupçon. Les voyageurs y trouveront un avantage de plus, celui de le transporter san inconvénient: il se vend 15 francs la livre; le prix est médiocre, vu la qualité des drogues qui le composent, et la difficulté de la main-d'oeuvre: personne n'en pourroit faire et bien faire une petite quantité un même prix. M. Martin vient d'établir un Tarif pour le prix de toutes les drogues, tant simples que composées. Les consommateurs y trouveront un avantage réel: tout le monde sçait qu'il est très-intéressant pour la santé, que les médicamens soient souvent renouvellés; car la plûpart perdent par la vétusté beaucoup leur vertu. Le grand débit qu'il a, le met dans le cas de seconder les vues et l'intérêt du Public, et d'entretenir une correspondance suivie avec la province. Il s'engage à lui procurer en petite ou en grande quantité les médicamens qui pourront lui être utiles, le tout à des prix avantageux. On trouve chez lui l'Eau de Mélisse des Carmes, et l'Eau de Cologne. Les personnes qui voudront lui écrire sont priées d'affranchir leurs lettres. Lu et apprové ce 16 Mars 1755 [sic?]. MISSA.Vu les approbations. Permis d'imprimer ce 19 Mars 1755. De l'imprimerie de Grangé, rue de la Parcheminerie.


1Guislain, A., docteur en pharmacie. "Préoccupations pharmaceutiques d'hier: Le Remède Secret." Le Cercle Benelux d'histoire de la pharmacie, Bulletin No. 33, February 1965, pp 15-20.

Item #71

Price: $595.00